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Jour 320 – Une semaine à vouloir lancer le vélo dans le fossé

      Malade ! Oui c’est malade que je finirai la route au Tadjikistan. Certainement une bonne Tourista. Être malade et être sur la route c’est pas simple. On a envie d’un lit ou d’un canapé pour s’étendre et ne rien faire. Malheureusement a cause des visas je devais absolument être sur le vélo. Les routes chaotique du Tadjikistan aide pas les intestins… j’ai fait le petit poucet jusqu’en Ouzbékistan.
       Une journée fut encore plus dur que les autres je me suis arrêté le midi pour manger et je n’ai pas pu remonter sur le vélo tellement la douleur au ventre était forte. Deux hommes passé dans la rue . Ils sont venu discuté avec moi un moment puis m’ont proposé de venir dormir 1 heure chez l’un d’eux. Ce que j ai accepté sans hésitation. Après 3 heures de sommeil il m’avait préparer un goûter puis nous avions discuter jusqu’au soir. Ils m’ont également fait un médicament maison un verre de vodka avec une cuillère de sel. Ça devait me soulager. J’avais plus l’impression d’être passé à deux problèmes. La gorge en feu et le mal de ventre.

       Je ne remonterai pas sur le vélo ce jour là . J’avais besoin de ce repos et ce moment si particulier avec les deux amis que j’avais en face de moi ne me donnez pas envie de reprendre la routes. J’étais bien avec eux. Ils ne parlaient pas anglais mais nous arrivions à nous comprendre. Ils faisaient des efforts dans les explications et avec mon petit niveau de russe que j’ai acquis on a pu se comprendre sur beaucoup de chose. Après une bonne nuit je réussi le lendemain à remonter sur le vélo et je passerai la frontière pour entrer en Ouzbékistan.

      Accueillant les Ouzbek. J’avais eu des échos de cela qui s’avère juste.  Ils m’ont souvent proposé de dormir chez eux. Mais j ai aussi souvent refusé car dormir chez eux c’est aussi faire la fête et boire de la vodka … les bouteilles sont très rapidement mise sur la table et même en disant stop ils ne s’arrêtent jamais. Faire du vélo le lendemain n’est pas simple. 
Cela dit en Ouzbékistan j’ai pas fait beaucoup de vélo car mon visa Russe approchait et je voulais vraiment me balader tranquillement dans les villes plus tôt que de rouler dans le désert. Le désert j en aurai encore une bonne séance au Kazakhstan . Et j’ai bien fait. Les villes sont incroyable ! Je vous laisses les découvrir en photo dans l’album . Les photos diront d’elle même.

       Du coup j ai traversé le désert en train. Et traversé le désert dans un train ouzbek En class économique pendant 15 heures, c’est inoubliable ! Déjà dans le train c’est le marché … des gens se balade pour vendre toute sorte de nourriture, des vêtements… Comme d’habitude dans la cabine ou j’étais j’étais le centre d’intérêt et les gens te dise de goûter ça , de manger çi … puis mon voisin commence à sortir la bouteille de vodka d’un carton. Fallait que je tombe sur l’ouzbek qui voyager avec un carton de bouteille de vodka. La c’est pas de chance. Ou alors ils ont tous un carton de vodka avec eux. J’étais en plein dans mon film mais je pense que c’était l’heure de la vodka et de manger le repas… et la il fallait absolument que je sorte de mon lit et que je vienne goûter son poisson et sa vodka. Il voulait pas que je finisse mon film.
Un très bon moment en compagnie de ces personnes.

       Réveillé à 02 du matin pour le passage de la frontière … on devait rester éveillé durant 2 heures … une petite heure de sommeil puis à nouveau réveillé . J’étais arrivé au Kazakhstan.

       Le train me déposa dans le petit village de Beyneu en plein milieu du désert. C’était parti pour de nombreux kilomètre dans le désert. J acheté 4 litres d’eau en plus de mes 2 litres dans les gourdes. A peine sorti du village que je croise un troupeau de chameau emmené par un enfant de 16 ans. On se croit dans un film. Puis la ville se fait de plus en plus petite derrière moi puis plus rien … me voilà au milieu du désert.

       En résumer, des serpents, des chameaux, une route un soleil cuisant et rien d’autre… . Pas un seul dénivelé à l’horizon. Tout aurai pu mieux se passé si j’avais pas eu cette horrible vent de face qui me lâchera pas jusqu’en Russie … ce fut extrêmement énervant et dur . J’ai fait des 8 à 9 heures de vélo par jour afin d’avoir un peu de kilomètre pour en finir plus rapidement avec ce paysage qui n’avançais pas. C’était éprouvant. Psychologiquement usant.

      Tout ça pour dire que j’ai plus peiner à faire 1 semaine dans ce désert Kazakh que 1 mois dans les montagnes du Pamir…
j’ai malgré tout rencontrer de bonne personnes. Un homme m’a pris en voiture et m’a avancer de 300 km, il ne voulait pas me laisser sous se soleil cuisant au milieu de rien. Et j ai aussi était hébergé par une famille dans un petit village perdu où je faisais mon ravitaillement en eau. 

      Les arbres refont leurs apparitions, la verdure s’intensifie de plus en plus, je m’approche de la frontière Russe.

6 juillet 2018 5 Commentaires
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Jour 248 – Les premiers coups de pédale en Asie central

      Ça y est, le jour de quitter le Vietnam est arrivé. M’endormir avec les chants ( parfois désastreux) des gens chantant au karaoke , le bruit des klaxons incessant, les regards curieux à la vue de mon visage européen, les plats de riz, les scooters transportant des choses insolites … tout ça est terminé. On remballe tout dans les cartons et on prend la direction de l’aéroport.

      Après un vol absolument incroyable au dessus des zones désertiques de la Chine, me voilà arrivé à Almaty.

       Welcome to Kazakhstan !
Et plus précisément à Almaty, où le temps peut passer d’une pluie un jour, 30 degrés le lendemain puis la neige le surlendemain. Ma première expérience se passera dans l’aéroport. Je me suis mis dans l’ambiance assez rapidement. Arrivant à minuit, j’avais assez peu de courage pour remonter le vélo et trouver un endroit pour dormir. Je comptais bien dormir dans l’aéroport. Faisant quelques allers-retours pour trouver le meilleur emplacement pour dérouler mon lit douillet, j’attire l’attention de la police. Après 3 mois en Asie, ce policier à la carrure faisant 3 fois celle d’un asiatique me surprendra en me parlant Russe. (Ce n’est pas la plus douce des langues) Nous voyant dans l’incompréhension totale car il ne parlait pas anglais, une fille (qui m’offrira par la suite des bonbons et internet) vient faire la traduction. Le policier voulait juste savoir ce que je faisais là. Je lui dis que je viens d’arriver et que je vais passer la nuit ici. Il était d’accord mais il avait peur qu’on me vole mon vélo. Il m’invite à le laisser dans le poste de police de l’aéroport. Génial ! Ensuite il me dit que je peux dormir sur un genre de canapé qui devait faire 1 mètre 20. Bon c’est pas top donc je préfère dérouler mon lit au sol. Il revient avec un bout de papier avec écrit dessus 15 dollars. J’ai tout remballé et je lui ai clairement dit non. Je préfère dormir dans l’aéroport si c’est ça. Ok, je m’allonge sur les sièges (aussi confortable qu’un lit) boules quies, bandeau sur les yeux et la nuit pouvait commencer. On ne peut pas dire une bonne nuit, on ne peut pas dire une mauvaise nuit . On dira une nuit d’aéroport. 6h du mat’, je vais chercher mes bagages. Ça recommence, un autre policier me demande de l’argent. Un non catégorique et je m’en vais. J’apprendrai par la suite que dans ces pays d’Asie centrale, les gens les plus malhonnêtes et ceux sur qui on peut le moins compter sont les policiers. Bon pourquoi pas, ça surprend au début mais on s’y fait.

       Remontage de vélo et direction la ville d’Almaty pour une petite journée à se balader dans les rues de l’ancienne capitale kazakh. 9h, me voilà face à deux cyclo Kazakh qui me proposeront d’aller passer le week-end avec eux vers un lac à 70 km de la ville. Me voilà parti à l’opposé de ma direction mais surtout avec de locaux qui parlent anglais. L’immersion dans le pays est parfaite avec ce genre de rencontre, je fonce donc avec eux les yeux fermés. En plus de cela, ce n’était pas juste deux cyclotouristes, c’était deux personnes absolument géniales. A la suite de ce week-end je suis resté dans l’une des familles et ils ont tout fait pour que je sois au mieux. Cette famille rentre dans la poignée (grosse poignée maintenant) des rencontres incroyable de ce voyage. Après 3 jours auprès d’eux, je devais partir et c’est jamais simple surtout quand ils te disent que ca les attristes que tu partent. La route m’attendait je n’avais pas le choix.

     Là j’avais complètement changé de décor ; des lignes droites de 70km , un silence si agréable, les gens respectent excessivement le code de la route, (bon ils ont juste une énervante manière de te raser le vélo …). J’ai croisé ni scooter ni moto en 5 jours, le Vietnam étant le pays où j’ai le plus peiner à camper, là je me retrouve dans un pays où c’est le plus simple. Le pays est une air de camping géant.

     A ma gauche, les fascinantes montagnes au sommet enneigé, dépassant les 4000 mètres. A ma droite, un espace désertique et plat sans fin. Mais mon regard était bloqué sur la partie gauche de la route, car au bout de la ligne droite je tourne à gauche pour m’enfoncer dans ces imposantes montagnes (le contre fort de l’Everest ). Ces montagnes, comme je le dis si bien, c’est le Kirghizistan. Me voilà arrivé à ce fameux virage. Après une matinée avec de la pluie, du vent de face, un froid glacial, une tempête de neige et à nouveau de la pluie, j’arrive enfin dans ce nouveau pays, sur le plateau où est posée la capital ; Bishkek. Posé dans une auberge de jeunesse, je reprends des forces (je n’avais pas perdu de force mais j’en reprend quand même), et me voilà à nouveau dans les démarches psychologiquement usantes des visas. Je n’ai plus le droit d’avoir de refus. Je vais donc faire la demande pour la Russie et pour l’Ouzbékistan. Les deux derniers visas que je n’ai pas encore pour finir ce voyage. 2 semaines d’attente dans la capitale, entouré d’un paysage qui je pense fera parti des plus beaux de mon voyage. Mais ça on en parlera plus tard.

26 avril 2018 4 Commentaires
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