Acceuil Traversée de l'Afrique Lug Di, une entrée en Éthiopie guider par les populations – 29 000 KM

Lug Di, une entrée en Éthiopie guider par les populations – 29 000 KM

par JordyAdventure 27 janvier 2019 1 Commenter

1 semaine avant que je n’arrive en Éthiopie, par la frontière entre le Soudan et l’Éthiopie (Metema) où j’allais passer, de très mauvaises nouvelles ont fait surface. Des maisons brûlées et des personnes tuées entre Metema et Gondar suite à des affrontements ethniques. Cette région est souvent touché par ce problème. La frontière est même peut être fermée. Très difficile d’avoir des informations mais ce qui est sur c’est qu’à ce jour, elle est déconseillée. Le problème c’est qu’il n’y a que deux frontières visibles sur ma carte et même d’après internet … 

Petit ferry 30 km avant la frontière

Un autre cyclo-voyageur était dans la même situation que moi, nous avons donc cherché une solution et c’est rapidement que nous entendons parler d’une frontière un peu plus au nord. Plus je m’approchais de cette endroit et plus je m’informais pour savoir comment y aller. C’est après avoir pu rencontrer un homme travaillant dans un truc de lois, parlant parfaitement anglais, qu’il a pu me confirmer l’existence de cette frontière. Lug Di. Le problème maintenant c’est comment y accéder. Au fur et à mesure, j’arrive à avoir des noms de villes (non répertoriés sur Google maps) et on me confirme l’existence de cette frontière.  Je m’arrête donc régulièrement demander si je suis sur la bonne direction et après deux jours de vélo dans des endroits assez inconnus, j’arrive enfin à cette frontière. La ville de Lug Di. J’appellerai plutôt ça le marché de Lugdi : seulement une mosquée, un hôtel et une cinquantaine de supérettes où on peut acheter de tout. Aucune maison. Ils vivent tous dans leurs magasins. Ici cohabitent Éthiopiens et Soudanais, j’ai aimé voir cette entente entre eux.

   

Mais rapidement je me fais alpaguer dans ce mystérieux endroit. Invité à manger ou à boire le thé une fois, deux fois, trois fois. Tout le monde se connaît, tout le monde ce salue, et au bout de 2 heures,tout le monde me connaissait. Je suis invité à dormir chez l’un d’eux dans un magasin de vêtements. Impossible de payer quoi que ce soit. Ils me disent tous, tu voyages, tu es invité, tu ne paies rien ! 

Au petit matin, c’est un réveil tranquille, avec une douce fraîcheur matinale, comme si j’étais dans un camping où je venais tous les ans et je connaissais tout le monde. Chacun se salue, discute et repart. J’échange ma monnaie soudanaise en monnaie éthiopienne (Birr) pour ensuite passer les postes de douanes. Je dirais plus tôt les cabanes de douane. Du côté soudanais, ils ont un petit bâtiment en tôle où 3 officiers sont présents : deux au bureau et leur supérieur qui dort derrière, dans un lit et qui répond parfois aux questions. Ensuite, côté éthiopien, ce n’est même plus un bâtiment, ce sont seulement 4 poteaux avec 2 tôles pour le toit et un bureau dans le sable. Ils vérifient tout, me donnent un papier et me disent que le tampon d’entrée se fera au service d’immigration dans la ville d’Humera, 60 km plus loin. 

Ça y est, après s’être fait fouillé, on me demande si j’ai une arme, on me regarde bizarrement en voyant ma trousse de pharmacie puis on me laisse partir. Je suis en Éthiopie. 

L’Éthiopie, ou plutôt le cauchemar du voyageur à vélo. Les retours sur ce pays sont généralement très mauvais. Il y a beaucoup de monde dans ce pays mais surtout beaucoup d’enfants …

Les pires de tous, ils réclament de l’argent, des stylos, de la nourriture, … et ce, à longueur de journée. En plus de ça, ils courent après le vélo pour voler ce qu’il y a dessus, vous lancent des cailloux, essaient de mettre des coup de bouts de bois, des coups de fouet, … Ce n’est pas qu’une seule personne qui raconte ces faits, ce sont 100 % des voyageurs à vélo. Je sais donc ce qui m’attend. On m’a signalé les pires endroits, bien entendu les plus touristiques. Plus les touristes passent, plus ils sont habitués à ça et n’hésitent pas à franchir les limites. 

La frontière que j’ai passée est loin des touristes, les 60 premiers kilomètres sont donc un pur plaisir. Je comprends rapidement que les touristes n’empruntent que très rarement, voire jamais cette route. C’est parfait pour moi. Les gens sont surpris, les enfants ne disent rien, ils me regardent passer avec des yeux énormes – les adultes aussi d’ailleurs. Je les salue, ce qui les détend un peu. 

Tous les regards sont tournés vers moi. 

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1 Commenter

Dax83 28 janvier 2019 - 21 h 34 min

On te souhaite le meilleur pour l’Éthiopie !!!!! Force à toi!!!!

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