Acceuil Tour d'Eurasie Jour 248 – Les premiers coups de pédale en Asie central

Jour 248 – Les premiers coups de pédale en Asie central

par JordyAdventure 26 avril 2018 4 Commentaires

      Ça y est, le jour de quitter le Vietnam est arrivé. M’endormir avec les chants ( parfois désastreux) des gens chantant au karaoke , le bruit des klaxons incessant, les regards curieux à la vue de mon visage européen, les plats de riz, les scooters transportant des choses insolites … tout ça est terminé. On remballe tout dans les cartons et on prend la direction de l’aéroport.

      Après un vol absolument incroyable au dessus des zones désertiques de la Chine, me voilà arrivé à Almaty.

       Welcome to Kazakhstan !
Et plus précisément à Almaty, où le temps peut passer d’une pluie un jour, 30 degrés le lendemain puis la neige le surlendemain. Ma première expérience se passera dans l’aéroport. Je me suis mis dans l’ambiance assez rapidement. Arrivant à minuit, j’avais assez peu de courage pour remonter le vélo et trouver un endroit pour dormir. Je comptais bien dormir dans l’aéroport. Faisant quelques allers-retours pour trouver le meilleur emplacement pour dérouler mon lit douillet, j’attire l’attention de la police. Après 3 mois en Asie, ce policier à la carrure faisant 3 fois celle d’un asiatique me surprendra en me parlant Russe. (Ce n’est pas la plus douce des langues) Nous voyant dans l’incompréhension totale car il ne parlait pas anglais, une fille (qui m’offrira par la suite des bonbons et internet) vient faire la traduction. Le policier voulait juste savoir ce que je faisais là. Je lui dis que je viens d’arriver et que je vais passer la nuit ici. Il était d’accord mais il avait peur qu’on me vole mon vélo. Il m’invite à le laisser dans le poste de police de l’aéroport. Génial ! Ensuite il me dit que je peux dormir sur un genre de canapé qui devait faire 1 mètre 20. Bon c’est pas top donc je préfère dérouler mon lit au sol. Il revient avec un bout de papier avec écrit dessus 15 dollars. J’ai tout remballé et je lui ai clairement dit non. Je préfère dormir dans l’aéroport si c’est ça. Ok, je m’allonge sur les sièges (aussi confortable qu’un lit) boules quies, bandeau sur les yeux et la nuit pouvait commencer. On ne peut pas dire une bonne nuit, on ne peut pas dire une mauvaise nuit . On dira une nuit d’aéroport. 6h du mat’, je vais chercher mes bagages. Ça recommence, un autre policier me demande de l’argent. Un non catégorique et je m’en vais. J’apprendrai par la suite que dans ces pays d’Asie centrale, les gens les plus malhonnêtes et ceux sur qui on peut le moins compter sont les policiers. Bon pourquoi pas, ça surprend au début mais on s’y fait.

       Remontage de vélo et direction la ville d’Almaty pour une petite journée à se balader dans les rues de l’ancienne capitale kazakh. 9h, me voilà face à deux cyclo Kazakh qui me proposeront d’aller passer le week-end avec eux vers un lac à 70 km de la ville. Me voilà parti à l’opposé de ma direction mais surtout avec de locaux qui parlent anglais. L’immersion dans le pays est parfaite avec ce genre de rencontre, je fonce donc avec eux les yeux fermés. En plus de cela, ce n’était pas juste deux cyclotouristes, c’était deux personnes absolument géniales. A la suite de ce week-end je suis resté dans l’une des familles et ils ont tout fait pour que je sois au mieux. Cette famille rentre dans la poignée (grosse poignée maintenant) des rencontres incroyable de ce voyage. Après 3 jours auprès d’eux, je devais partir et c’est jamais simple surtout quand ils te disent que ca les attristes que tu partent. La route m’attendait je n’avais pas le choix.

     Là j’avais complètement changé de décor ; des lignes droites de 70km , un silence si agréable, les gens respectent excessivement le code de la route, (bon ils ont juste une énervante manière de te raser le vélo …). J’ai croisé ni scooter ni moto en 5 jours, le Vietnam étant le pays où j’ai le plus peiner à camper, là je me retrouve dans un pays où c’est le plus simple. Le pays est une air de camping géant.

     A ma gauche, les fascinantes montagnes au sommet enneigé, dépassant les 4000 mètres. A ma droite, un espace désertique et plat sans fin. Mais mon regard était bloqué sur la partie gauche de la route, car au bout de la ligne droite je tourne à gauche pour m’enfoncer dans ces imposantes montagnes (le contre fort de l’Everest ). Ces montagnes, comme je le dis si bien, c’est le Kirghizistan. Me voilà arrivé à ce fameux virage. Après une matinée avec de la pluie, du vent de face, un froid glacial, une tempête de neige et à nouveau de la pluie, j’arrive enfin dans ce nouveau pays, sur le plateau où est posée la capital ; Bishkek. Posé dans une auberge de jeunesse, je reprends des forces (je n’avais pas perdu de force mais j’en reprend quand même), et me voilà à nouveau dans les démarches psychologiquement usantes des visas. Je n’ai plus le droit d’avoir de refus. Je vais donc faire la demande pour la Russie et pour l’Ouzbékistan. Les deux derniers visas que je n’ai pas encore pour finir ce voyage. 2 semaines d’attente dans la capitale, entouré d’un paysage qui je pense fera parti des plus beaux de mon voyage. Mais ça on en parlera plus tard.

4 Commentaires
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4 Commentaires

Edwige 26 avril 2018 - 7 h 18 min

Super voyage et surtout profite de l’instant

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JordyAdventure 26 avril 2018 - 12 h 29 min

Merci Edwige, profiter oui !

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Ghislaine&Thierry 26 avril 2018 - 10 h 34 min

j’ai de nouveau adoré ton récit! !quelle voyage ! !tu devrais songer à écrire un livre sur tes voyages photos à l’appuie …je suis sûr que tu aurais du succès ! !penses y!!bravo ! !!

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JordyAdventure 26 avril 2018 - 12 h 31 min

Arf j’ai certainement les histoires et le vécu mais aucun talent dans l’écriture. Merci 🙂

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