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Tour d’Eurasie

Jour 364 – Les pays Baltes

Avant d’arriver en Estonie, Lituanie et Lettonie, je pensais voir 3 pays similaires sortant d’un régime soviétique rude. J’ai eu bien tort de penser cela. Si il y a 3 pays c’est bien parce qu’ils sont différents.

Tout d’abord l’Estonie. Quel plaisir de retrouver l’euro, de me retrouver sur des routes parfaites, et très souvent des pistes cyclables. Je suis les panneaux de l’euro vélo, il n’y a rien de plus simple et de plus agréable. Je n’ai plus rien à faire.  La seule chose dont je dois me préoccuper est mon repas. D’ailleurs le choix en nourriture est de plus en plus similaire à la France. Tellement simple de voyager que même les sites de camping sauvages sont répertoriés (ce sont les sites RMK). Sur chacun de ces lieux il y a table, abris, barbecue, eau et même du bois coupé pour faire le barbecue. J’ai même cru que quelqu’un allait venir me faire à manger. Mais non, personne ! Les estoniens sont timides. Personnes ne vient me parler. Pour rencontrer les estoniens, il a fallu que j’utilise le site Warmshower ou j’ai rencontré des personnes d’une grande gentillesse. Beaucoup de forêts, de lacs et de rivières. Il n’y a rien de plus agréable. Le pays est également composé d’une grande quantité de tourbières. Ce sont de grandes étendues de sol spongieux où la vie naturelle pousse au ralentit. Ils ont beaucoup d’espèces d’arbres qui sont des bonsaï et ils ont de quoi faire pâlir quelques japonais.

Ensuite la Lettonie. Fini les routes en bonnes états! J’ai eu l’impression de revenir au Tadjikistan ou au Laos (au choix). J’ai appris que le sol de la Lettonie était sablonneux et qu’il était coûteux de faire des routes. Donc seulement les axes principaux sont avec de l’asphalte.

Enfin la Lituanie, on sort des forêts pour voir des étendues de champs à perte de vue. Mieux que la Lettonie pour les routes mais pas au niveau de l’Estonie. Les gens sont plus curieux ici, on m’a également offert 2 litres d’un jus de pomme maison. J’ai également séjourner chez une personne géniale de warmshower à Vilnius.

Des paysages assez ressemblants dans les 3 pays mais outre cela, c’est 3 langues différentes et 3 cultures différentes. Et cela se ressent. De manière général depuis mon entrée en Europe je me sens comme à la maison. 

19 août 2018 0 Commenter
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Jour 345 – Dans la peau d’un voyageur solo à vélo

        Je vais vous expliquer en détail une journée que j’ai vécue. Cette journée c’est seulement un extrait de ce que je vis presque tous les jours. Les choses arrivent et me surprennent tout le temps.

Cette journée se passa 300 km avant d’arriver à st Petersburg en Russie, dans un lieu loin des touristes et je dirais même, en pleine campagne. En Russie j’ai pris plaisir à rouler sur de petites routes traversant des villages. Aujourd’hui c’est aussi le jour de la finale de la coupe du monde où la France joue. Donc le mieux serait de trouver un bar pour voir le match. Je trouve une ville sur la carte qui me parait de petite taille mais suffisamment grande pour qu’il y ait plusieurs cafés. Le match étant le soir il n’est pas toujours agréable de chercher un coin pour dormir lorsqu’il fait nuit. Un coup d’œil sur Booking pour un hôtel mais rien de très abordable et de convaincant. Tant pis je trouverai bien un endroit tranquille pour poser la tente.

       Me voilà sur la route pour une journée d’environ 120 km. Mais tout ne se passera pas comme prévu.

      A 10 km de ma destination, quelques petites cotes se font apparaître. Très courtes mais avec des pourcentages qui t’obligent à appuyer plus fort sur les pédales. Puis soudain un bruit de claquement se fait entendre dans ma roue arrière qui est soudainement freinée. Là ce n’est pas bon signe. Je regarde et effectivement je remarque qu’elle a pris un énorme voile. Je cherche pourquoi, et je trouve rapidement que le claquement venait d’un rayon qui avait cassé. Cela ne m’étonnait pas mais je pensais qu’elle allait tenir jusqu’à saint Petersburg. 5 jours plus tôt je remarque que ma jante était fissurée au niveau des rayons et qu’un léger voile était irrattrapable. Je pouvais rouler et freiner normalement mais je savais que je n’aurai pas d’autre choix que de la changer.

     Bref elle est aujourd’hui définitivement morte, je finis les quelques kilomètres pour atteindre la ville en évitant de trop forcer dessus. Je cherche donc un magasin de vélo. J’en trouve un, le seul, et je comprends en entrant que rien ne pourra régler mon problème. Il vendait du vélo bas de gamme et avait très peu de matériel de rechange.Je lui fais comprendre que ce n’est pas grave je verrai ça demain. Je me suis dit que j’essaierai de remplacer mon rayon et essayerai de continuer avec la roue voilée. Ce qui en soit était possible. Et dans ma tête je me voyais également faire de l’auto-stop si vraiment je ne pouvais plus rouler. Après 10 mois de voyage, casser une roue dans la campagne ne me fait plus peur.

       Je vais donc dans ce bar voir ce match. Avant que le match commence j’ouvre mon ordinateur pour regarder si un Couchsurfing ou Warmshower (site web qui permet de trouver un hôte) serait dans cette ville. Je n’ai pas eu le temps de chercher qu’un homme vient me parler et me pose des questions sur mon voyage. Après 10 min de discussion il m’explique que dans la rue d’en face il a un appartement vide et que je peux y rester dormir si je le voulais. Il me donne les clefs, me fait visiter et m’explique qu’il doit aller travailler toute la nuit et que j’aurai juste à redonner les clefs au patron du bar le lendemain matin. Génial !

       Le match débute et je discute avec les gens qui m’entourent. Mais la curiosité à un effet un peu boule de neige. Imaginez-vous dans un pays où le tourisme est assez faible, je suis un Français qui vient voir le match de foot dans une petite ville au fin fond de la Russie. On m’a d’ailleurs souvent demandé ce que je faisais la, et comment j’avais atterri ici. Il s’est avéré qu’à à côté du bar un anniversaire se fêtait. Et quelques personnes étaient venues voir le match dans le bar. Nous discutons ensemble et rapidement le couple organisateur m’invite à venir fêter l’anniversaire avec eux après la fin du match. Ce fut un repas de rêve et une soirée géniale. Beaucoup de bonnes rencontres en peu de temps. Lorsque que j’explique mon trajet à ce couple ils me disent qu’ils habitent à saint Petersburg et qu’ils rentrent le lendemain. Ils me proposent donc de m’emmener avec eux. La proposition tombe parfaitement bien car ma roue venait de casser dans la journée.
Après une nuit dans un lit douillet ce couple et leur fille passeront me chercher et prendrons la route pour saint Petersburg. Adorables ils me déposeront au pied d’un magasin de vélo, et m’expliquent qu’ils sont à ma disposition si besoin lors de mon séjour à saint Petersburg. 3 jours plus tard je les retrouve dans la nuit pour admirer l’ouverture des ponts de la ville. Un petit événement incontournable de la ville qui se fait chaque nuit.

       Après ça j’ai reçu des messages d’eux expliquant à quel point ce que je réalise est tant magnifique que courageux mais aussi leur redonnant encore plus l’envie de réaliser leur rêve.

      Comme si notre rencontre avait créer chez cette famille un nouveau souffle.

1 août 2018 2 Commentaires
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Jour 336 – La Russie, un cadeau !

     Après avoir passé le contrôle frontalier le plus long me voilà dans le plus grand pays du monde durant 1 mois. On a une image, on entend des choses mais finalement on connaît très peu la Russie. Mis à par Moscou, saint Petersbourg le lac Baïkal et la Sibérie se sont les seuls endroits que je connaissais de nom.
Ensuite les russes, mis à par qu’ils ont toujours le rôle du méchant dans les films, je ne savais pas encore l’accueil que j’allais avoir. Je m’attendais à un style Europe de l’Ouest.

       Effectivement tant que je ne descends pas du vélo , pas un signe, pas un bonjour, quelques regards sombres,… mais une fois le pied à terre, ils caches pas leur curiosité et se mettent rapidement à me poser beaucoup de questions intéressantes et poussées. C’est le premier pays où autant de personnes me posent des questions qui parfois même s’approchent de la philosophie de mon voyage . C’est intéressant et ça surprend. Excepté Moscou et st Petersbourg il y a très peu de touriste! Au premier abord on pense que je suis un touriste russe à vélo , et quand je leur dis que je suis français et que je leur explique ce que je fais ils sont surpris et même fascinés. Le selfie devient une obligation. Ils sont très tournés vers l’Europe et notamment la France. Ils connaissent beaucoup de choses sur nous et je connaissais très peu de leur pays. C’est presque gênant.

      Quelques minutes de discussion suffisent pour qu’ils deviennent d’une générosité et d’une gentillesse exceptionnelle. Une fois pris dans leur grappin, ils vous mettent sous leur ailes. A deux reprises dans deux villes différentes on m’a laissé les clefs de leur maison pour la nuit. Niveau confiance on est au maximum là.

       Mon avis sur les russes après y avoir passé un mois , ils ne sont pas du genres à être tous polis et souriants au premier abord mais cette façade disparaît rapidement et ils deviennent d’une gentillesse exceptionnelle.

      Au niveau vélo il ne faut surtout pas s’aventurer sur les routes principales qui sont extrêmement dangereuses. Les vélos ne sont pas très appréciés et ils rasent de manière dangereuse. Pour ce qui est des routes secondaires elles sont en mauvaise état souvent mais la circulation se fait rapidement disparaître pour laisser place à un moment agréable où l’on traverse des petits villages rivières champs forêts…. c’est vraiment agréable d’y rouler. Et pour ce qui est du camping sauvage, il fait parti des pays les plus simples. Il y a beaucoup d’espaces vierges et tranquilles … Mes nuits sont parfaites. Il y a juste un peu trop de moustiques mais bon du coup je m’adapte j’essaye de manger dans les villes et de trouver un endroit pour camper après pour être derrière une moustiquaire quand je ne bouge plus. On s’adapte.

      Mon visa se termine dans une semaine, je suis à saint Petersbourg. La dernière et certainement l’une des plus belles villes de Russie. C’est une ville d’artistes et ils en ont fait leur terrain de jeu.
Il y a beaucoup à voir, je n’aurai pas le temps de m’ennuyer

       Saint Petersbourg est la porte vers l’Europe. Je vois ici , l’Italie, Paris, Budapest… Lorsque je quitterai la ville deux jours de vélo suffiront pour retrouver l’union européenne, retrouver ma carte sim et surtout réutiliser l’euro. Si pendant tout ce passage en Asie perdre un billet de 1 000 10 000 ou même 100 000 ( 2 euro en Iran ) n’était d’aucune gravité … la il va falloir que je retrouve la valeur de nos billets.
Il va falloir aussi que je m’habitue à ne plus avoir un porte monnaie plein de liasses et les mains pleines de billets pour acheter un pain.

22 juillet 2018 0 Commenter
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Jour 320 – Une semaine à vouloir lancer le vélo dans le fossé

      Malade ! Oui c’est malade que je finirai la route au Tadjikistan. Certainement une bonne Tourista. Être malade et être sur la route c’est pas simple. On a envie d’un lit ou d’un canapé pour s’étendre et ne rien faire. Malheureusement a cause des visas je devais absolument être sur le vélo. Les routes chaotique du Tadjikistan aide pas les intestins… j’ai fait le petit poucet jusqu’en Ouzbékistan.
       Une journée fut encore plus dur que les autres je me suis arrêté le midi pour manger et je n’ai pas pu remonter sur le vélo tellement la douleur au ventre était forte. Deux hommes passé dans la rue . Ils sont venu discuté avec moi un moment puis m’ont proposé de venir dormir 1 heure chez l’un d’eux. Ce que j ai accepté sans hésitation. Après 3 heures de sommeil il m’avait préparer un goûter puis nous avions discuter jusqu’au soir. Ils m’ont également fait un médicament maison un verre de vodka avec une cuillère de sel. Ça devait me soulager. J’avais plus l’impression d’être passé à deux problèmes. La gorge en feu et le mal de ventre.

       Je ne remonterai pas sur le vélo ce jour là . J’avais besoin de ce repos et ce moment si particulier avec les deux amis que j’avais en face de moi ne me donnez pas envie de reprendre la routes. J’étais bien avec eux. Ils ne parlaient pas anglais mais nous arrivions à nous comprendre. Ils faisaient des efforts dans les explications et avec mon petit niveau de russe que j’ai acquis on a pu se comprendre sur beaucoup de chose. Après une bonne nuit je réussi le lendemain à remonter sur le vélo et je passerai la frontière pour entrer en Ouzbékistan.

      Accueillant les Ouzbek. J’avais eu des échos de cela qui s’avère juste.  Ils m’ont souvent proposé de dormir chez eux. Mais j ai aussi souvent refusé car dormir chez eux c’est aussi faire la fête et boire de la vodka … les bouteilles sont très rapidement mise sur la table et même en disant stop ils ne s’arrêtent jamais. Faire du vélo le lendemain n’est pas simple. 
Cela dit en Ouzbékistan j’ai pas fait beaucoup de vélo car mon visa Russe approchait et je voulais vraiment me balader tranquillement dans les villes plus tôt que de rouler dans le désert. Le désert j en aurai encore une bonne séance au Kazakhstan . Et j’ai bien fait. Les villes sont incroyable ! Je vous laisses les découvrir en photo dans l’album . Les photos diront d’elle même.

       Du coup j ai traversé le désert en train. Et traversé le désert dans un train ouzbek En class économique pendant 15 heures, c’est inoubliable ! Déjà dans le train c’est le marché … des gens se balade pour vendre toute sorte de nourriture, des vêtements… Comme d’habitude dans la cabine ou j’étais j’étais le centre d’intérêt et les gens te dise de goûter ça , de manger çi … puis mon voisin commence à sortir la bouteille de vodka d’un carton. Fallait que je tombe sur l’ouzbek qui voyager avec un carton de bouteille de vodka. La c’est pas de chance. Ou alors ils ont tous un carton de vodka avec eux. J’étais en plein dans mon film mais je pense que c’était l’heure de la vodka et de manger le repas… et la il fallait absolument que je sorte de mon lit et que je vienne goûter son poisson et sa vodka. Il voulait pas que je finisse mon film.
Un très bon moment en compagnie de ces personnes.

       Réveillé à 02 du matin pour le passage de la frontière … on devait rester éveillé durant 2 heures … une petite heure de sommeil puis à nouveau réveillé . J’étais arrivé au Kazakhstan.

       Le train me déposa dans le petit village de Beyneu en plein milieu du désert. C’était parti pour de nombreux kilomètre dans le désert. J acheté 4 litres d’eau en plus de mes 2 litres dans les gourdes. A peine sorti du village que je croise un troupeau de chameau emmené par un enfant de 16 ans. On se croit dans un film. Puis la ville se fait de plus en plus petite derrière moi puis plus rien … me voilà au milieu du désert.

       En résumer, des serpents, des chameaux, une route un soleil cuisant et rien d’autre… . Pas un seul dénivelé à l’horizon. Tout aurai pu mieux se passé si j’avais pas eu cette horrible vent de face qui me lâchera pas jusqu’en Russie … ce fut extrêmement énervant et dur . J’ai fait des 8 à 9 heures de vélo par jour afin d’avoir un peu de kilomètre pour en finir plus rapidement avec ce paysage qui n’avançais pas. C’était éprouvant. Psychologiquement usant.

      Tout ça pour dire que j’ai plus peiner à faire 1 semaine dans ce désert Kazakh que 1 mois dans les montagnes du Pamir…
j’ai malgré tout rencontrer de bonne personnes. Un homme m’a pris en voiture et m’a avancer de 300 km, il ne voulait pas me laisser sous se soleil cuisant au milieu de rien. Et j ai aussi était hébergé par une famille dans un petit village perdu où je faisais mon ravitaillement en eau. 

      Les arbres refont leurs apparitions, la verdure s’intensifie de plus en plus, je m’approche de la frontière Russe.

6 juillet 2018 6 Commentaires
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