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juillet 2018

Jour 336 – La Russie, un cadeau !

     Après avoir passé le contrôle frontalier le plus long me voilà dans le plus grand pays du monde durant 1 mois. On a une image, on entend des choses mais finalement on connaît très peu la Russie. Mis à par Moscou, saint Petersbourg le lac Baïkal et la Sibérie se sont les seuls endroits que je connaissais de nom.
Ensuite les russes, mis à par qu’ils ont toujours le rôle du méchant dans les films, je ne savais pas encore l’accueil que j’allais avoir. Je m’attendais à un style Europe de l’Ouest.

       Effectivement tant que je ne descends pas du vélo , pas un signe, pas un bonjour, quelques regards sombres,… mais une fois le pied à terre, ils caches pas leur curiosité et se mettent rapidement à me poser beaucoup de questions intéressantes et poussées. C’est le premier pays où autant de personnes me posent des questions qui parfois même s’approchent de la philosophie de mon voyage . C’est intéressant et ça surprend. Excepté Moscou et st Petersbourg il y a très peu de touriste! Au premier abord on pense que je suis un touriste russe à vélo , et quand je leur dis que je suis français et que je leur explique ce que je fais ils sont surpris et même fascinés. Le selfie devient une obligation. Ils sont très tournés vers l’Europe et notamment la France. Ils connaissent beaucoup de choses sur nous et je connaissais très peu de leur pays. C’est presque gênant.

      Quelques minutes de discussion suffisent pour qu’ils deviennent d’une générosité et d’une gentillesse exceptionnelle. Une fois pris dans leur grappin, ils vous mettent sous leur ailes. A deux reprises dans deux villes différentes on m’a laissé les clefs de leur maison pour la nuit. Niveau confiance on est au maximum là.

       Mon avis sur les russes après y avoir passé un mois , ils ne sont pas du genres à être tous polis et souriants au premier abord mais cette façade disparaît rapidement et ils deviennent d’une gentillesse exceptionnelle.

      Au niveau vélo il ne faut surtout pas s’aventurer sur les routes principales qui sont extrêmement dangereuses. Les vélos ne sont pas très appréciés et ils rasent de manière dangereuse. Pour ce qui est des routes secondaires elles sont en mauvaise état souvent mais la circulation se fait rapidement disparaître pour laisser place à un moment agréable où l’on traverse des petits villages rivières champs forêts…. c’est vraiment agréable d’y rouler. Et pour ce qui est du camping sauvage, il fait parti des pays les plus simples. Il y a beaucoup d’espaces vierges et tranquilles … Mes nuits sont parfaites. Il y a juste un peu trop de moustiques mais bon du coup je m’adapte j’essaye de manger dans les villes et de trouver un endroit pour camper après pour être derrière une moustiquaire quand je ne bouge plus. On s’adapte.

      Mon visa se termine dans une semaine, je suis à saint Petersbourg. La dernière et certainement l’une des plus belles villes de Russie. C’est une ville d’artistes et ils en ont fait leur terrain de jeu.
Il y a beaucoup à voir, je n’aurai pas le temps de m’ennuyer

       Saint Petersbourg est la porte vers l’Europe. Je vois ici , l’Italie, Paris, Budapest… Lorsque je quitterai la ville deux jours de vélo suffiront pour retrouver l’union européenne, retrouver ma carte sim et surtout réutiliser l’euro. Si pendant tout ce passage en Asie perdre un billet de 1 000 10 000 ou même 100 000 ( 2 euro en Iran ) n’était d’aucune gravité … la il va falloir que je retrouve la valeur de nos billets.
Il va falloir aussi que je m’habitue à ne plus avoir un porte monnaie plein de liasses et les mains pleines de billets pour acheter un pain.

22 juillet 2018 0 Commenter
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Jour 320 – Une semaine à vouloir lancer le vélo dans le fossé

      Malade ! Oui c’est malade que je finirai la route au Tadjikistan. Certainement une bonne Tourista. Être malade et être sur la route c’est pas simple. On a envie d’un lit ou d’un canapé pour s’étendre et ne rien faire. Malheureusement a cause des visas je devais absolument être sur le vélo. Les routes chaotique du Tadjikistan aide pas les intestins… j’ai fait le petit poucet jusqu’en Ouzbékistan.
       Une journée fut encore plus dur que les autres je me suis arrêté le midi pour manger et je n’ai pas pu remonter sur le vélo tellement la douleur au ventre était forte. Deux hommes passé dans la rue . Ils sont venu discuté avec moi un moment puis m’ont proposé de venir dormir 1 heure chez l’un d’eux. Ce que j ai accepté sans hésitation. Après 3 heures de sommeil il m’avait préparer un goûter puis nous avions discuter jusqu’au soir. Ils m’ont également fait un médicament maison un verre de vodka avec une cuillère de sel. Ça devait me soulager. J’avais plus l’impression d’être passé à deux problèmes. La gorge en feu et le mal de ventre.

       Je ne remonterai pas sur le vélo ce jour là . J’avais besoin de ce repos et ce moment si particulier avec les deux amis que j’avais en face de moi ne me donnez pas envie de reprendre la routes. J’étais bien avec eux. Ils ne parlaient pas anglais mais nous arrivions à nous comprendre. Ils faisaient des efforts dans les explications et avec mon petit niveau de russe que j’ai acquis on a pu se comprendre sur beaucoup de chose. Après une bonne nuit je réussi le lendemain à remonter sur le vélo et je passerai la frontière pour entrer en Ouzbékistan.

      Accueillant les Ouzbek. J’avais eu des échos de cela qui s’avère juste.  Ils m’ont souvent proposé de dormir chez eux. Mais j ai aussi souvent refusé car dormir chez eux c’est aussi faire la fête et boire de la vodka … les bouteilles sont très rapidement mise sur la table et même en disant stop ils ne s’arrêtent jamais. Faire du vélo le lendemain n’est pas simple. 
Cela dit en Ouzbékistan j’ai pas fait beaucoup de vélo car mon visa Russe approchait et je voulais vraiment me balader tranquillement dans les villes plus tôt que de rouler dans le désert. Le désert j en aurai encore une bonne séance au Kazakhstan . Et j’ai bien fait. Les villes sont incroyable ! Je vous laisses les découvrir en photo dans l’album . Les photos diront d’elle même.

       Du coup j ai traversé le désert en train. Et traversé le désert dans un train ouzbek En class économique pendant 15 heures, c’est inoubliable ! Déjà dans le train c’est le marché … des gens se balade pour vendre toute sorte de nourriture, des vêtements… Comme d’habitude dans la cabine ou j’étais j’étais le centre d’intérêt et les gens te dise de goûter ça , de manger çi … puis mon voisin commence à sortir la bouteille de vodka d’un carton. Fallait que je tombe sur l’ouzbek qui voyager avec un carton de bouteille de vodka. La c’est pas de chance. Ou alors ils ont tous un carton de vodka avec eux. J’étais en plein dans mon film mais je pense que c’était l’heure de la vodka et de manger le repas… et la il fallait absolument que je sorte de mon lit et que je vienne goûter son poisson et sa vodka. Il voulait pas que je finisse mon film.
Un très bon moment en compagnie de ces personnes.

       Réveillé à 02 du matin pour le passage de la frontière … on devait rester éveillé durant 2 heures … une petite heure de sommeil puis à nouveau réveillé . J’étais arrivé au Kazakhstan.

       Le train me déposa dans le petit village de Beyneu en plein milieu du désert. C’était parti pour de nombreux kilomètre dans le désert. J acheté 4 litres d’eau en plus de mes 2 litres dans les gourdes. A peine sorti du village que je croise un troupeau de chameau emmené par un enfant de 16 ans. On se croit dans un film. Puis la ville se fait de plus en plus petite derrière moi puis plus rien … me voilà au milieu du désert.

       En résumer, des serpents, des chameaux, une route un soleil cuisant et rien d’autre… . Pas un seul dénivelé à l’horizon. Tout aurai pu mieux se passé si j’avais pas eu cette horrible vent de face qui me lâchera pas jusqu’en Russie … ce fut extrêmement énervant et dur . J’ai fait des 8 à 9 heures de vélo par jour afin d’avoir un peu de kilomètre pour en finir plus rapidement avec ce paysage qui n’avançais pas. C’était éprouvant. Psychologiquement usant.

      Tout ça pour dire que j’ai plus peiner à faire 1 semaine dans ce désert Kazakh que 1 mois dans les montagnes du Pamir…
j’ai malgré tout rencontrer de bonne personnes. Un homme m’a pris en voiture et m’a avancer de 300 km, il ne voulait pas me laisser sous se soleil cuisant au milieu de rien. Et j ai aussi était hébergé par une famille dans un petit village perdu où je faisais mon ravitaillement en eau. 

      Les arbres refont leurs apparitions, la verdure s’intensifie de plus en plus, je m’approche de la frontière Russe.

6 juillet 2018 5 Commentaires
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