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mars 2018

Jour 200 – Le bilan matériel
  • 3 paires de plaquette de frein. Ça chauffe un peu en montagne.
  • Vol de ma casquette à Sofia en Bulgarie suite à une rencontre un peu brusquée, puis perte d’un teeshirt, d’un calcon de vélo, d’une paire de chaussettes et d’une casquette en Thaïlande. Et tout ça grâce à mon inattention.
  • Fuite d’air dans mon matelas gonflable en Thaïlande. Ça va pas être toujours de ma faute non plus, c’est de la malchance. Réparation avec une colle miraculeuse et une rustine.
  • Câble de vitesse cassé au Laos, ça c’est pareil ça arrive. Heureusement j’avais un câble de vitesse dans les sacoches.
  • Une crevaison en Turquie. Mon pneu arrière est aujourd’hui bien usée, il faudrait que j’inverse l’avant et l’arrière prochainement.
  • Un rayon cassé, je ne sais pas où ni comment. Mais changement fait rapidement.
  • Et quelques voilages, sur la roue arrière suite à la casse du rayon et avant suite à deux arrêts violents dans des voitures. (Voir l’article sur Bangkok).
  • Maintenant, la tente… en ce 200 eme jour tout se passait comme une soirée parfaite, un auvent pour m’abriter et une vue sur les montagnes laotienne, aussi idyllique que cela puisse paraître. Cuisson de mes nouilles chinoises au feu de bois, la nuit arrive. Je monte ma tente. La nuit s’annonce avec beaucoup de vent, et monter une tente quand il y a du vent est la chose que je déteste par dessus tout. Bon bref, le vent se calme je me dépêche de la mettre en place. A moitié montée, une bourrasque de vent l’emporte violemment et l’écrase contre les barres du auvent … Les barres de ma tente cassés à deux endroits. Sans ses barres, ma tente ne tient pas debout. Avec du bambou, de la corde et une prière, j’essaye de la faire tenir. Elle tient debout… mais ne fera pas une seconde nuit. Pour vous donner une image, en étant couché, la toile me touche le nez a chaque coup de vent, alors que normalement je peux m’assoir dedans.

Du coup changement d’itinéraire, je devais passer par Phonsavan, mais je n’ai pas le choix de rejoindre la capitale du Laos (Vientiane) un peu plus au sud pour une nouvelle tente ou une miraculeuse réparation. J’avais déjà cassé une barre en Turquie et un réparateur, après 2 heures d’acharnement, à réussi à me faire un truc qui tient. A moins de retrouver les mêmes barres de tente je pense que ce sera l’achat d’une tente.

Voilà un 200 eme jour de voyage plein de rebondissements,mais tout ça c’est l’aventure !

9 mars 2018 1 Commenter
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Jour 199 – 5 jours rythmés par une folle envie

      Je lève les doutes sur cette histoire de 800 km à scooter en 2 jours.

       J’avais une idée derrière la tête qui a pris forme tout au long de mon voyage, et qui a mûri au Laos.
Durant ce voyage, je vous l’ai déjà dit un bon nombre de fois, la générosité que j’ai pu recevoir était sans pareil. Je m’enrichis dans la tête et dans le cœur. J’ai la confiance et les encouragements de ma famille, de mes amis et de mes proches. Ils m’ont offert le luxe de partir dans de bonnes conditions et ont tout fait pour que je ne manque de rien. Et j’en profite pour les remercier une nouvelle fois.

      J’ai la chance de pouvoir voyager en pouvant me dire que si jamais j’avais n’importe quel soucis (médical, physique, familial) je serais de retour en France en maximum 10 heures, j’ai la chance de pouvoir me dire que, quelque soit le problème, je peux rentrer du jour au lendemain, mais surtout j’ai la chance de pouvoir me dire que je peux voyager durant 1 an tranquillement. (Je ne voulais pas d’un voyage où l’argent soit une question qui interfère dans mes envies quotidiennes).

      Sauf que les 3/4 des gens que j’ai pu croiser sont bien loin de pouvoir se dire cela. Le voyage, certain ne l’imagine pas, d’autre le rêve. Et pourtant ils m’offrent tout pour que je ne manque de rien. Et sans même le savoir, ils créent mon voyage. Ils m’invitent chez eux et je suis considéré comme un ami, voire même comme un membre de leur famille.

      Et moi alors dans tout ça ? Je fais quoi pour eux ? On me donne tout et je n’offre rien … Un certain malaise que j’arrive à effacer en me rappelant des gens que j’ai pu aider sur la route ; des scooters en panne où le demi litre d’essence de mon réchaud pour les aider à regagner une station les réjouis, une voiture coincée dans la neige en Géorgie que j’aiderai à decoincer, les sourires que je déclenche chez les gens, les discussions et le partage de ma culture française, mes retours de voyage via ce site web, facebook et Instagram, les photos …

      D’accord mais ce n’est que du savoir vivre et non de la générosité.

      C’est donc là, au Laos, que j’ai eu ce déclic. J’ai traversé durant 4 jours des villages reculés dans les bois, reliés par un chemin existant depuis quelques années seulement. Les réactions envers moi sont timides et curieuses car je fais parti de la rare poignée de touristes qu’ils voient passer sur leurs chemins. Parfois je m’arrête. Et puis, au bout de quelques heures, la timidité s’efface (la curiosité perdure) et je retrouve encore de la générosité en partageant leur repas et même leur maison pour dormir.

      J’ai donc fait un don pour l’école primaire de l’un de ces villages (Thalouang). C’était un village où j’avais posé la tente pour y dormir une nuit. Deux sacs remplis de règles, papiers, crayons de papier, gommes, cahiers, stylos, et ballons de foot. Croyez-moi, en France, c’est la base, mais ici, ils n’en ont que très peu, et tout est très usagé.

      Une fois arrivé à Luang Prabang, là où il y a du matériel scolaire, j’ai tout préparé pour revenir dans ce village vu 2 semaines plutôt.

      Organisation de fou par contre. Durant 3 jours ; traduction d’un texte en laotien, achat des fournitures, trouver un sac à dos, trouver un moyen de locomotion,… Et croyez moi dans un pays où ca parle trés peu anglais ca devient parfois compliqué. Du coup pas de voiture de location dans cette ville, donc scooter. Bon, c’est un scooter qui monte à 90 avec 4 vitesses. Petit bolide quand même de 100 cc qui fera l’affaire. Enfin je l’espérai. J’ai dû faire dans la totalité de ma vie, 10 km au volant d’un deux roues avec moteur. Et là, il fallait que je fasse 800 km sur des routes dégradées où on passe de route, à gravier, à terre, dont 40 km sur des chemins pour arriver au village et ça en 2 jours. C’est à dire 9 heures non-stop à l’allé et 9 heures non-stop au retour. Et en prime, tous les types d’animaux de la ferme que tu retrouves sur la route à éviter (j’ai encore l’image d’une truie et de ses 6 ou 7 cochons qui la suivent qui m’a valu un arrêt total). J’ajoute le fait que c’est de la montagne et que je n’ai pas de permis international. Pour clore le tout, je ne devais pas quitter la ville et les alentours pour la location du scooter (on dira qu’on n’avait pas la même vision des choses). Et imaginez le taux de risques que le scooter me lâche durant les 2 fois 9 heures de route à plein régime ? Il n’y a pas d’assurance sur les scooter au Laos.

      Me voilà élancé sur les routes laotiennes à toute vitesse sans bagage, rien, dans un endroit où on ne « m’attend pas », où il n’y a ni hôtel, ni rien du tout. J’étais prêt a tout. Juste deux sacs de fournitures scolaires, mon appareil photo et une envie débordante d’offrir ce dont ils ont besoin.
Tout se passera comme je l’avais écrit dans ma tête et durant 5 jours j’ai vibré, stressé, adrénaline, … Là c’est de l’aventure. Je n’avais juste pas prévu les deux coups de soleil sur une partie de mes cuisses qui n’avait pas encore vue le soleil.

      Mais bon face à cette réussite, j’ai seulement mangé et je me suis endormi paisiblement dans l’hôtel où je séjournais à Luang Prabang.

      Arrivé à Hanoï je vous fais une petite vidéo du Laos pour découvrir ce pays où la nature est reine ! Et non l’homme.

Que le voyage continu !

9, c’est le nombre de plein d’essence que j’ai fait. Avec un réservoir de 2 litres aussi, on ne va pas bien loin.
2, c’est le nombre de fois où j’ai fini de manière idiote dans le fossé.

Sur la photo ci-dessus, c’est le chef du village qui lit le texte traduit devant villageois et les enfants de l’école.

7 mars 2018 7 Commentaires
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