Acceuil Archives
Archives du mois

février 2018

Jour 191 – Le Laos et ses dénivelés sans limite mais surtout une surprise culturelle

      Ça y est, mon autorisation pour rester en Thaïlande se termine, il fallait donc que je rejoigne la frontière. Je n’avais pas pris de visa donc 1 mois seulement. La Thaïlande à vélo c’est plutôt une partie de plaisir. Des conditions agréables, tant au niveau température que relief. Généralement plat. Parfois certaines parties ennuyantes mais l’auto-stop durant quelques jours à dynamisé le voyage en Thaïlande.

      Je passe donc au dessus du Mékong en bus (vélo non autorisé sur le pont …), je me remets sur la voie de droite pour rouler et c’est parti pour le Laos . Quand je voyais le Laos depuis la Thaïlande je ne voyais que des montagnes. L’impression est bonne, le Laos est montagneux sur la partie nord. C’est interminable et d’une difficulté sans nom. La chaleur, les dénivelés excessifs, je fais de nombreux kilomètres en poussant le vélo, les journées sont parfois dures physiquement. Un groupe d’enfants m’a même aidé pour finir une côte en me poussant. Cela a ensuite fini en une course dans la descente. Une course scooter vs vélo. Ils ont gagné car cela m’a valu la casse de ma sacoche avant. Mais heureusement facilement réparable. Les chemins font subir beaucoup de choses au vélo.

      Ma paille filtrante a trouvé son utilité, il y a de l’eau venant d’un robinet collectif dans chaque village mais elle n’est pas potable. Les habitants font bouillir cette eau pour la boire. Ce robinet, c’est souvent la seule source d’eau du village, donc tout le monde vient y chercher son eau, c’est aussi le lieu de la douche. Ce qui me parait un peu une vie au camping est pour eux une vie quotidienne.

      Le Laos fait parti des pays les plus pauvres donc pour le coup niveau authenticité et dépaysement c’est surprenant. Les routes principales sont en très mauvais état et si on quitte la route principale ce sont des chemins chaotiques, et certains villages sont même encore inaccessibles en voiture. Les chemins sont financées par d’autres pays afin de pouvoir accéder aux villages, des financement venant de la Chine, de l’union européenne et plein d’autres associations qui viennent en aide au Laos.

      Vous avez cette image. L’image du village avec les maisons en bois et en paille, sur un sol poussiéreux, où les enfants de 3-4 ans jouent pieds nus, entourés de poules et de cochons. Cette image représente tous les villages que j’ai pu voir jusque là. J’ai commencé sur une route goudronnée, je suis maintenant sur un chemin de terre (financé par l’Europe) qui rejoind de nombreux villages au milieu des bois. Les seuls arrêts dans les villages créés une attraction autour de moi complètement dingue. Je suis un extraterrestre et chaque chose que je sors de mes sacoches fait parler.

      D’ailleurs j’ai un nouveau record. Le record du nombre de personnes autour de moi à me regarder. 53 personnes dont 2 chiens et tout ça, juste en mangeant. Il y a toujours eu une attirance des regards mais là ils ne me lâchent pas des yeux tant que je n’ai pas fermé la tente (et encore, les faisceaux lumineux qui éclairent ma tente se font toute la soirée).

     Ce qui me plait, c’est le fait que ce soit la nature qui prenne le dessus sur les villes et non l’inverse.

26 février 2018 0 Commenter
9 Facebook Twitter Google + Pinterest
Jour 179 – Arriver à Bangkok sans les freins, mauvaise idée

     Sur les 1 000 kilomètres qui séparent phuket de Bangkok aucune utilité d’avoir des freins. C’est tout plat. Ma moyenne journalière était d’environ 20 km\ h sur 130 km chaque jour, jusqu’à la dernière ligne droite entre Hua-Hin et Bangkok que j’ai fait en une fois. Soit 180 km à 22 km/h de moyenne. J’étais lancé mais je savais qu’un hôtel m’attendait. Et surtout une vrai douche.

     Pour ce qui est des freins … j’avais oublié leur existence jusqu’au jour où je me suis littéralement mangé un pickup. Il venait de la droite, j’étais sur une piste cyclable, le freinage d’urgence n’était pas là. J’ai gagné un voilage de roue avant et une belle cascade sans blessure. Un Tupperware et un flacon d’huile d’olive cassé… et une sacoche qui baigne dans l’huile d’olive, je vous laisse imaginer. Mes sacoches sont étanches, même de l’intérieur.

      3 jours plus tard un taxi freinera devant moi en urgence et me revoilà en chandelle dans son coffre. Si la dame du pick up s’en voulait et avait plus eu peur pour moi que pour sa voiture , le taxi lui ne voyait que ça voiture. Heureusement la seule chose qui a tapé fort c’est mon pneu avant. Rien a signaler en blessure, je commence à avoir la fibre cascadeur. Mais la on comprend clairement que le changement des freins se fera dans la journée.

      Bon sinon faire 1 000 km sur la côte thaïlandaise, ça va on oublie vite les petites galères. Les plages, les plantations de coco, d’ananas, de palmiers et de riz. C’est sympa, je goute, je découvre, je rencontre, je vis tranquillement au rythme de la Thaïlande.

       Puis Bangkok, la où j’ai donc séjourné quelques jours. J’attendais avec impatience de voir sa circulation parce que c’est connu pour ça . Une circulation dense et bordélique avec beaucoup de deux roues. Donc dense oui, beaucoup de deux roues aussi, mais pas «bordélique», il y a des règles, des feux et on comprend comment ça se passe. Je garde toujours les grandes villes iraniennes comme numéro 1 dans la circulation bordélique et incompréhensible. Parce qu’en Iran, les feux ne fonctionnent pas et tu fais comme tu veux. Ou plus tôt comme tu peux !

          Il y a des choses à voir et à faire sur Bangkok. Beaucoup de très beaux temples. Et ce qui m’a le plus marqué c’est la circulation fluviale sur la rivière de Chao Phraya qui traverse la ville. Je n’avais encore jamais vue ca. Vous avez donc plein de navettes qui passent d’une rive à l’autre. Sauf que là effectivement sur l’eau il y a pas de règle. Pour faire 10 min de bateau on a heurter deux bateaux navette et pas dans la douceur. C’est des pilotes, mais ils s’amusent !

        Maintenant je suis en route pour Chang Mai afin d’y voir le nouvel an chinois. N’étant pas en avance sur mon temps autorisé en Thaïlande et sur la date du nouvel an chinois, j’ai donc fait du stop sur une portion de trajet, plutôt plate et pas spécialement intéressante à vélo (400 km), les montagnes sont au nord. Elles commencent à manquer. C’est d’ailleurs la première fois que je fais autant de route aussi plate depuis mon départ.

        Pour ce qui est de l’autostop en Thaïlande. J’ai eu quelques moment de solitude mais aussi de fou rire. Je vous explique. L’auto-stop n’est pas quelque chose qu’ils connaissent tous. J’ai commencé seulement en tendant le pouce, les automobilistes me tendaient le pouce aussi ou me faisaient coucou… j’ai vite compris qu’ils ne comprenaient pas ce que je voulais… j’ai donc fait une pancarte … et là ils ce sont mis à me montrer la direction de la ville que j’avais écrite … du coup j’ai mis, le pouce et la pancarte , et expliqué aux pompistes ce que je voulais afin qu’ils puissent demander aux chauffeurs.  J’ai rapidement trouvé mon bonheur , et après ça n’a fait que s’enchaîner. Ils comprennent pas l’auto-stop mais ils sont curieux donc suffit juste qu’ils s’arrêtent et ils prennent avec plaisir. Auto-stop avec un vélo en Thaïlande c’est très simple , les 3/4 des voitures sont des pickups.

       Donc voilà direction Chiang Mai puis en s’attaquant aux montagnes du nord je vais rejoindre le Laos. Et il faut que je sorte avant le 27 février sinon je finis en prison. C’est une blague . Je paierai juste une amende par jour dépassé. Et si je paye pas je finirai en prison . Et ca c’est pas une blague.

Je traverserai le Mékong à la nage.

15 février 2018 1 Commenter
9 Facebook Twitter Google + Pinterest
Jour 168 – Une nuit au poste de police

    L’histoire est surprenante mais j’ai déjà eu ce cas de figure en Turquie.

    Donc lorsque que je veux rencontrer les gens je demande si je peux tout simplement poser ma tente dans leur jardin. ( ils refusent rarement) Généralement  nous mangeons ensemble et parfois ils souhaitent que je dorme à l’intérieur. Une manière efficace pour rencontrer. Tout se passera exactement comme je viens de le décrire avec cette famille. Malgré le fait que je voulais dormir dehors ils ont insisté pour que je dorme à l’intérieur car il y aurait moins de moustiques. Ils m’ont proposé la douche et m’ont même préparé un bon lit confortable avec un ventilateur. Ils vont donc se coucher et moi également, je lance mon film sur l’ordinateur…

     Après une bonne heure de film voilà un policier qui entre dans la maison. Ça surprend! Il contrôle mon passeport et essaie de m’expliquer la situation. C’était pas simple de se comprendre mais de ce que j’ai compris et de ce que je pense, c’est juste que la famille a dû s’imaginer des choses, lorsqu’ils se sont couchés ! Surprenant, ils étaient tout souriant et discutaient bien. Ils ne voulaient donc plus que je ne dorme chez eux.

      Le policier, compréhensif sur la situation, me propose donc de dormir dans le poste de police. Il faisait nuit et ne voulait pas que je dorme dehors. Bon pourquoi pas. Dans un grand bureau, j’étale mon matelas et me voilà reparti dans mon film. Du coup j’étais mieux, j’avais la clim. Et le lendemain au petit dej, café, riz et poulet … 

          

      Sinon en ce qui concerne la Thaïlande, c’est agréable d’y rouler. Un temps tout aussi chaud mais moins humide que la Malaisie. Il y a moins d’averses. Les gens sont souriant et beaucoup d’interactions sur la route. Ils aimeraient discuter avec moi, mais alors pour trouver un thaï qui parle anglais c’est une mission difficile… J’ai visité quelques îles; celles de Koh Lanta puis Phuket. Après plusieurs semaines dans la campagne, le retour face au tourisme de masse sur les îles thaïlandaises me sont un peu passées en travers de la gorge. Belles, oui, mais trop de touristes et ça devient écœurant. En tout cas j’ai eu le plaisir de m’arrêter quelques jours à Phuket, chez de la famille à des amis. Un bon accueille a la Française. 

      Ah et grâce à mon inattention, ma valise s’allège. J’ai perdu un sous vêtement, une paire de chaussettes, un teeshirt et ma casquette. Ah et je pense avoir percé mon matelas … et tout ça c’est passé en 24 heures. Mais je vais continuer de le dire avec le sourire. 

4 février 2018 11 Commentaires
11 Facebook Twitter Google + Pinterest